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Jeux vidéo rétros : un moyen pour juger de la persévérance des jeunes enfants ?

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MacGregou

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Maudit du Forum

J'ouvre ce sujet qui, je l'espère, va alimenter un débat qui m'intéresse assez. J'ai en effet eu l'opportunité, aujourd'hui même, de pratiquer une petite "expérience" avec un jeune enfant... et un vieux jeu vidéo. Explications, et surtout mise en place du contexte de cette épopée...


Si vous m'avez suivi dernièrement sur le topic intitulé "Les cadeaux que VOUS offrez à Noël", vous connaitrez l'épisode de "La guitare à 130 euros"...
Non ?
Je récapitule très rapidement les faits. Ma femme a décidé d'offrir au fils de son frère, âgé de 8 ans et demi, une guitare de gaucher avec la housse pour un total de 130 euros. Une petite somme rondelette qui m'a fait un peu grincer des dents surtout que le gamin ne me semblait pas non plus être un grand passionné de musique. Alors, était-ce une petit lubie d'enfant ? Un caprice de papa qui veut voir son fils réussir ? Peu importe finalement, toujours est-il que je guettais sacrément au tournant la réaction du gamin lorsqu'il allait déballer son cadeau.


Et là vous me dites : "Quel rapport avec le titre du topic ?". Patience Ô public hagard, j'y arrive doucement.
Le soir S, le neveu déballe donc la fameuse gratte. Moi, je scrute. Et je vois un enfant un peu hébété, le sourire innocent, se demandant un peu ce qu'il va faire de cela. Pas de "Ouaaaaaiss", pas d'exultation à la "Nintendôôôôôôô sixtyyyyyy fooouuuuuuuurrrr !!!!". Non. Juste un enfant qui a un cadeau qui lui fait peut-être plaisir... mais ne le branche pas plus que ça.
Ca commence bien.
Donc le gamin grattouille un peu les cordes, mais sans grande conviction... et ira vitevitevite essayer le SENSATIONNEL Pokemon Soleil qu'il a eu dans ses autres paquets ; un enfant reste un enfant. Bref, à ce moment-là, je sais déjà que ce n'est pas un futur guitariste. Et ce n'est pas le père avec son "Il faudra que tu prennes des cours cette année, hein !" qui me rassurera.


Le lendemain le petiot s'essaye à nouveau, un petit peu, à la guitare. J'observe, derechef.
Au bout de 2 minutes : j'y arrive pas, c'est difficile, ça fait pas les sons des musiciens, et puis ça fait mal aux doigts. Volonté d'abandon manifeste, papa qui tente d'expliquer qu'il faut s'entrainer et que ce n'est pas facile, mais un gamin aussi motivé pour apprendre que moi pour dire du bien de Carole Quintaine.
Je demande alors ce qu'il aime comme musiques, ce qu'il écoute, s'il a des préférences quoi. Son père me répondra "Oooh, il écoute pas énormément la musique pour l'instant, il a pas de préférences".
...
Putain, mais pourquoi on lui offre une gratte, alors ??????!!!!!!!      


Cet épisode, avec quelques expériences sur les jeux Wii U où l'enfant aura montré des signes de désintérêt dès le moindre obstacle un petit peu brut, commence à me faire percevoir le degré de persévérance du gamin. Qui n'est pas loin d'avoisiner, hélas, le zéro.
Et le lendemain de ce lendemain, c'est-à-dire le surlendemain pour ceux qui suivent, je déciderai de "tester" cette persévérance, et de tester par la même occasion l'éducation du père. Hé oui, on y arrive enfin au sujet du topic. Pour la peine, seconde partie de l'aventure, délimitée par de jolis pointillés trop classieux.


----------------------------------------


Lors de l'apéro, puisque son gosse regarde un longplay de Mario Odyssey qu'il ne possède pas, je m'interroge sur l'intérêt de ce genre de pratiques. Je lui dis que si un jour on lui offre, on ne sait jamais, il se gâche toute la surprise car il connaitra tous les passages du jeu. Lui me répond qu'il ne se souviendra pas de tout.
Je rétorque alors en engageant un sujet de débat, en disant que dorénavant les jeux vidéo ne sont de toutes manières plus réellement des "jeux", dans le sens ou la notion de perdre est escamotée voire même purement supprimée. Il ne faut plus frustrer les joueurs, il faut donner la possibilité de finir rapidement un jeu pour en acheter un autre. Les enfants vont voir un longplay, une soluce, et n'ont plus la satisfaction de la victoire. Ils se contentent de jouer passivement, quand ils ne regardent pas comme dans le cas présent une simple vidéo. Par conséquent, ils n'apprennent pas la... la.. ??? La persévérance, bravo !!!
Et là, boum, vous voyez de quelle manière trop géniale j'amène le sujet central de ce débat !


Son gosse est donc fan de Mario. Il a les jeux sur 3DS, les jeux sur la Wii U, Mario Kart 8 et tout le toutim. Et germe alors en moi une machiavélique petite idée, poussant malicieusement jusqu'à devenir la fleur d'une occasion trop belle pour la laisser passer, foi de jardinier.
Je lui propose donc d'essayer un "jeu de mon époque", un Mario. Là, tout de suite, ça l'intéresse. Bien plus qu'une gratte à 130 balles, c'est fou. Le titre en question ? Super Mario World sur la SNES : pas non plus un parangon de difficulté, on sera d'accord. Mais je veux voir jusqu'où il ira. Je veux voir ce qu'il se passera quand il perdra sa première vie. Je veux voir son opiniâtreté, son mordant, sa persévérance.


Je branche donc la vieille dame grise de Nintendo. Enfin non, la SNES Mini, mais ça faisait moins classe à l'écrit.
Premier niveau. Le gamin avance comme il peut. Il se fait toucher quelques fois. J'ai beau lui dire qu'il faut souvent garder le bouton "vert" enfoncé pour courir, il ne le fera pas : c'est difficile d'appuyer sur 2 boutons en même temps. Soit. Il finira quand même ce premier stage, un peu dans la douleur. Heureusement qu'il y a quelques champignons sur le chemin.
Deuxième niveau. Avec les dinosaures qu'il faut toucher 2 fois, et les plate-formes "accordéon" au-dessus du vide. Plouf ! Une vie de perdue. Allez, on recommence au début du stage. Poum, on se fait toucher, 2ème vie de perdue, et........
ABANDON.
Oui, éponge jetée à la 2ème vie perdue sur Super Mario World !!!! Au 2ème niveau !!!
Il ne voudra pas continuer. Il ne voudra pas même essayer un des autres jeux sur la SNES Mini. Je propose Super Punch Out avec ce bon vieux sac français de Gabby Jay ? "J'aime pas les jeux de boxe", geindra-t-il. Je me demande bien, par ailleurs, quels sont les autres jeux de boxe qu'il aura pu essayer avant celui-là. Enfin bon, excuse d'enfant, rien de plus. "Je préfère ceux sur 3DS", et il s'en ira du canapé pour retourner sur sa portable, là où il ne perd pas.


L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais j'aime me poser en savant fou sadique poursuivant ses expériences sur les pauvres petits enfants innocents, nyêrk nyêrk nyêrk !
Le gamin me demande quelques temps après si on peut faire un jeu Wii U, un jeu à deux parce que c'est mieux. Ok. La veille, il a fait Mario Kart 8, qu'il possède chez lui et qu'il aime bien. Mais c'était avec Tata ou Papa. Et c'était sur le 50cc, parce qu'il faut pas trop le brusquer le pauvre choupinou.
Moi, déjà que ça commence un peu à m'ennuyer de devoir céder à tous ses caprices ("On joue ? On joue ? On joue ? On joue ? On joue ? On joue ? On joue ?"... Bref, vous voyez le topo), je lui dis qu'on joue en 100cc parce que sinon je vais m'ennuyer. Je lui laisse choisir sa coupe et... c'est partiiiiii !!!
Oh bah ça demande un peu plus de concentration, dis donc ! Bon, moi j'arriverai premier à chaque course de la coupe (logique Smile ), lui finira à chaque fois bon dernier. Aaaah, oui, c'est pas pareil que le 50cc où tu finis dans les 3 premiers même en tondant toute la pelouse du circuit ! Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Allez, je suis sûr que vous pouvez deviner. Un indice ? Un mot écrit en gros et en gras dans mon texte. A... A... ??? Bingo !
ABANDON.
"C'est pas bien en 100cc, moi j'aime le 50cc, ouin ouin". Ah oui, mais là maintenant on va aller manger, dommage. J'essaierai de lui dire qu'il faut persévérer un petit peu et ne pas abandonner dès qu'on perd. Et le père, derrière, que va-t-il dire, mmm. Allez, petit dialogue rapide entre moi et le "papounet" :

- Non mais tu lui mets le mode Difficile, normal qu'il perde. Faut que tu lui mettes le mode Normal en 50cc.
- Heuuu... Non. Le mode Normal, c'est le mode 100cc. Le 50cc, c'est le mode Facile...
- Non mais T*** (je change ici le nom du gosse pour qu'on ne le reconnaisse pas), c'est normal si tu perds. Tonton il joue beaucoup aux jeux vidéo, il a l'habitude, il en fait beaucoup.


Peut-être, il y a du vrai dans la conclusion. N'empêche qu'à aucun moment le père n'aura essayé d'inculquer à son fils d'accepter l'échec... et surtout de persévérer pour l'éviter.
J'ai là un enfant qui :
1) a abandonné sa guitare après 4 grattouillis sur les cordes.
2) a abandonné Super Mario World après 2 vies perdues dessus.
3) a abandonné Mario Kart 8 après 4 courses parce qu'il finissait dans les derniers.
Et encore, je vous épargne les rapides épisodes sur Rayman Legends et Donkey Kong Country Tropical Freeze où, bien que l'on jouait à deux, il voulait s'arrêter à la première vie perdue après 10 minutes de jeu. Heureusement que j'ai un peu "gueulé" en disant qu'on allait pas changer de jeu toutes les 2 minutes, et qu'on allait un peu continuer, hein... C'est vrai quoi, bordel de merde aussi !
Oh et Captain Toad ça sera pareil : c'est trop difficile de tourner la caméra. Premier niveau passé dans la douleur, 2ème niveau on y arrive pas. Hop, abandon !


-----------------------------------


Alors je n'ai pas d'enfant moi-même. Pas encore, du moins. Et donc je ne sais pas ce que tout le monde en pensera ici, et c'est pour ça que je pense que le débat risque d'être intéressant.
Mais moi, je me rappelle jouer à 8 ans et demi à Sorcery+ sur Amstrad. Et en chier, en chier, en chier, mais le terminer (enfin, la première partie de l'aventure, la seconde je n'y comprenais rien).
Billy la Banlieue 2, torché. Prohibition, terminé. Ghost 'n' Goblins, Sram 1 et 2, Way of the Tiger, Saboteur : tous achevés dans la douleur et la persévérance. Et j'en passe, des dizaines de dizaines. Sans compter les jeux de la génération 16bits, que j'exclus un peu étant donné que j'étais alors un peu plus âgé (10-11 ans aux débuts de la console).
Je n'avais pas le choix, de toutes manières. Pas de soluce, pas de cheat codes, pas d'Internet. Juste la persévérance et le "skill" qui s'améliorait progressivement, rien d'autre.

Mes interrogations sont donc multiples. Déjà, est-ce moi qui exagère un peu ? Est-ce que vos enfants, s'ils sont âgés d'environ le même âge, sont aussi peu enclins à accepter l'échec et à continuer la partie qu'ils ont entamée sur un jeu ?
Mais surtout, vous les parents, comment réagissez-vous ? Est-ce que vous chouchoutez vos jolies têtes blondes, ou bien est-ce que vous les "forcez" un petit peu à continuer, à ne pas se rabattre sur le "New Super Mario Bros 2" de la 3DS où l'on ramasse des quintaux de pièces sans pouvoir perdre, à ne pas quitter après 10 minutes de jeu au premier obstacle récalcitrant rencontré ?
Comment cela se passe-t-il quand vous jouez à deux ensemble ? faites-vous en sorte que votre enfant trouve la solution de lui-même ? L'aidez-vous un peu... ou bien lui mâchez-vous tout le travail ? Considérez-vous que le jeu vidéo peut être un bon moyen d'enseigner la valeur de persévérance à un enfant ?


Pour ma part, en ne considérant pas seulement cet épisode sur les jeux vidéo avec mon neveu, j'ai eu le net sentiment d'avoir en face de moi un gamin couvé par son père, un enfant qu'il ne faut surtout pas brusquer ni sortir de sa zone de confort. Un enfant qui ne risque pas d'apprendre grand chose, car on ne le pousse jamais à se surpasser, à aller toujours "un petit peu plus loin qu'avant", et cela même si cela nécessite de réessayer plusieurs fois.
Pour info, le gosse est très collé à son père. trop collé à nous aussi. Il n'a pas l'air d'être "indépendant" dans ses loisirs, il ne peut jamais se retrouver seul et décider de faire un jeu quelconque ou, pourquoi pas, de se trouver d'autres loisirs comme la lecture, le dessin..
... ou la musique. Mais pourquoi une gratte à 130 euros, putain ????!!!!!!      
Il faut toujours qu'il y ait un adulte derrière lui, sinon il ne fera rien. Petit témoignage rapide pour donner un exemple :
Il y a environ 2-3 ans, le père et le fils étaient déjà venus nous rendre visite et nous étions tous allés dans un parc avec une aire de jeux. L'enfant était donc âgé d'environ 6 ans. Le père en profite pour se fumer une clope, et demande à son fils d'aller jouer. Il y avait toute une ribambelle de bambins sur l'aire de jeux, des gamins de l'âge de T***. Hé ben le gosse regardait son père, de ce regard qui voulait dire "Papa, tu viens jouer avec moi ?" ou "Papa, regarde-moi"... et il n'osait pas aller à la rencontre des autres enfants de son âge. Je vous jure, j'ai trouvé ça vraiment triste à voir, ça faisait de la peine.
Et si vous vous dites que ça a pu changer depuis... bah non. Nous sommes allés avant-hier au marché de Noël de Colmar. Là-bas siégeait un beau petit manège, une chenille style "grand huit tout doux" pour les enfants. On accompagne donc T*** pour faire un tour : son père, ma femme, et moi. Le manège terminé, il reste un ticket. Son père lui demande alors s'il veut y aller tout seul.... Hé bah non, il osera pas alors que le manège est accessible dès 4 ans. Il faudra aller retirer de l'argent pour que ma femme l'accompagne.


Vous le voyez donc, il y a là à mon avis un gros souci d'éducation, un souci que les jeux vidéo rétros m'ont permis (entre autres) de réellement mettre à jour.
Encore une fois je ne suis pas un père. On me dira, sans doute avec un fond de vérité, que ce n'est pas un boulot facile et qu'il est très facile de critiquer quand on ne sait pas comment ça se passe.
Mais justement, comme je vous l'ai indiqué avec mes questions, je suis curieux d'avoir votre avis sur tout ça et d'avoir un peu vos témoignages, vos conseils d'éducation, et de raconter comment vous abordez les jeux vidéo avec vos enfants.
Après tout, cela pourra bien m'aider et me mettre sur la voie quand, moi aussi, je me déciderai à avoir une progéniture ! Wink

fafnir

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Vainqueur des Jeux Retrolympiques Saison 2
Il a régulièrement de nouveaux jeux  ou uniquement à Noël et/ou anniversaire ? Ca conditionn vachement la pratique. Si gamin, j 'avais eu accès à beaucoup de jeux, c'est clair que je n'aurais pas poncé tout ça comme j'ai pû le faire.

Mon neveu n'a pas de patience non plus mais il est plus jeune. 5 ans. Le seul jeu sur lequel il "arrive bien"", c'est GP-1 sur snes.

Ce que je fais maintenant, c'est qu'il choisi un jeu et moi, je ne le change pas. Soit il persiste, soit il arrête.

Après, il y a beaucoup de tentations aujourd'hui. Comme tu dis, nous gamins, pas de net, de let's play ni soluce (sauf papier mais cher un magazine pour un gosse) donc pas le choix.

Après, c'est juste un loisir, je ne m'inquiète pas de voir un gamin passer facilement à autre chose. Pas obligé d'être passionné ou acharné. C'est encore jeune.

Pour la gratte, moins de 130, c'est chaud de trouver un truc pas trop degeulasse ^^ Rien de plus démotivant qu'un son de merde et qu'une gratte qui se désaccorde sans arrêt.  Débuter oui mais quand même dans de bonnes conditions. Genre les XP de chiasses easy cash à 50 balles, c'est à se tirer une balle, même pour un gamin débutant

MacGregou

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Maudit du Forum

@fafnir : Oui, je viens de penser aussi au fait qu'il a effectivement plusieurs jeux "Mario" sur la 3DS, contrairement à beaucoup d'entre nous qui devions refaire et refaire encore le même jeu jusqu'à le terminer... parce que nous n'avions rien d'autre avant le prochain Noël ou anniversaire.
Je pense que tu agis bien en forçant ton neveu à rester sur un jeu, c'est ce que je devrais faire mais je ne veux pas non plus jouer un rôle qui n'est pas vraiment le mien : c'est au père de dicter un peu les règles, et je n'ai pas envie de me faire mal voir non plus.
Même si, évidemment, je n'irai pas jusqu'à passer pour un con à changer de jeu toutes les 10 minutes non plus. Faut pas pousser.
Et comme tu dis, c'est juste un loisir. Mais bon, tu sais ce qu'on dit. Ca commence par des petites choses sans importance, et après ça gangrène d'autres choses plus fondamentales. S'il prend l'habitude d'abandonner aussi vite, qu'est-ce que ce sera à sa première bâche à l'école ? Ou à son premier râteau avec une fille ? Osera-t-il, d'ailleurs, aller en aborder une à cause de cette peur de l'échec ?

Et pour la gratte, oui je suis bien conscient qu'il faut mettre un certain prix. Ca me fait juste chier que ce soit pour un gamin qui apparemment n'est pas intéressé par ça, et que ce ne soit pas le père qui ait casqué pour l'instrument. Si tu prends un risque pour inculquer un hobby ou un sport ou un art à un enfant, tu digères mieux quand c'est le tien et non quand c'est celui d'une tierce personne. Il a pris le pari d'offrir une gratte à son fils, c'est nous qui payons : voilà le problème.

Emeldiz

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Cerbère de la Manette

Je crois que j'étais plus persévérant que lui à l'époque quand même. D'ailleurs j'ai commencé avec la SNES de ma mère et notamment Super Mario World et j'avais moins de 8 ans, donc ton exemple tombe bien. J'arrivais à faire plusieurs niveaux tout seul, parfois on m'aidait pour certains petit truc (genre le niveau sur les dauphins où il ne faut pas aller dans l'eau) mais j'arrivais globalement à me démerder. Parfois ma mère ou mon cousin qui jouait souvent avec moi me poussaient aussi à ne pas abandonner. J'avais donc un contexte d'adultes qui me poussaient à m'améliorer, même si parfois j'abandonnais quand même ^^

Plus récemment, j'ai essayé de voir si ma petite sœur pouvait accrocher aux JV. J'ai essayé à plusieurs reprises, quand elle avait 6 ans, 8 ans, 10 ans 12 ans etc ... mais impossible. Elle n'aime pas spécialement et comme l'enfant dont tu parles, à la moindre difficulté elle arrête. Ceci dit, même si elle y arrive elle ne joue souvent pas trés longtemps vu qu'en fait ça la saoule plus qu'autre chose. Donc sa non persévérance couplé à son manque d'intérêt font qu'elle ne joue finalement que très peu.

Finalement, au delà de sa facilité à abandonner il faudrait voir dans des domaines qu'il aime, s'il a tendance à persévérer ou non. Car forcément, quand on manque d'intérêt pour quelque chose, on a vite fait de passer à autre chose si on est frustré.

Sinon je comprends ta frustration pour la cadeau à 130 balles pour un gamin qui à priori s'en tape +/- ^^

MacGregou

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Maudit du Forum

@emeldiz : Mais le problème... c'est qu'il aime les jeux vidéo. Et plus spécialement, les Mario !! En témoignent ses jeux sur 3DS : New Super Mario Bros 2, Mario 3D Land, Mario Maker...

Donc il n'a pas arrêté sa partie sur Super Mario World par désintérêt pour le média du jeu vidéo, mais bien parce qu'il perdait, parce qu'il préférait retourner sur un jeu qu'il connaissait et où il ne perdait pas.
L'exemple de ta soeur semble indiquer qu'elle, au contraire, n'est pas intéressée par les jeux vidéo. Ce n'est donc pas vraiment le même problème, à mon sens.

d3vilwinnie

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Maudit du Forum

Il y a aussi le contexte et "l'époque" à prendre en compte.
Perso petit j'ai commencé sur Atari 2600 puis MS, j'avais que très peu de jeux et j'adorais jouer. Perdre ne me faisais rien je recommencé jusqu’à y arriver. On est à peu près tous né à une époque où le jeu était difficile.
Si j'étais né en 2010 avec les jeux de cette époque et avec un choix de jeux monstrueux dans mes étagères, je pense que j'aurais était carrément différent.

J'ai eu un cas un peu similaire il y a environ 2 ans avec le fils d'un pote. Il a 10 ans, quand je lui ai montré ma gameroom il était émerveillé et même s'il lorgner la bave à la lèvre mes jeux 3DS Wii U et PS4 j'y est demandé quels jeux il aimé. Il m'a répondu spontanément Pokémon et Mario. J'y demande donc s'il a envie de jouer au tout premier Mario. Avec un grand sourire il me dit que oui. Aller c'est partit je lance le jeu, j'y explique vite fais à quoi servent les touches et il me répond "ok c'est simple c'est comme sur la Wii U"
Premier champignon croisé, mort... et ainsi de suite jusqu'a avoir 3 game over avant même de terminer le premier niveau. Il me demande : "c'est quand qu'apparait le champignon doré?" J'y répond qu'il n'y en a pas et y demande même dans quel Mario il a vu ce fameux champignon doré. Il me répond "Quand je perds plusieurs vies, un champignon doré apparait et il me transforme en raton laveur immortel" (J'avoue que je ne savais même pas que ce fameux champignon existait, j'ai pourtant fais tous les Mario de la Wii U... J'ai pas du assez perdre ) J'y réponds donc qu'il y en a pas dans ce Mario, il me dit que c'est trop dur et qu'il n'y arrivera jamais et lâche la manette...

Bref je pense qu'on est plus persévèrent car on avaient pas le choix, je pense que petit si on avaient eu le choix entre un Mario avec ou sans check point et avec ou sans continue infini le choix aurai était assez vite fait, au moins pour le premier Run Wink

Dr Emmett Brown

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Diable Geek

Je pense qu'il y a une forme de logique dans le sens où chaque génération à son propre environnement.
Nos parents et grand-parents avaient moins de jouets que nous et nous pouvions être considérés comme "trop" gâtés : "a l'époque j'avais qu'une seule majorette et maintenant il en 10 tous les ans, comment veux-tu qu'il connaissent la valeur des choses".
A l'époque des années 80/90, un jeu coûtait souvent dans les 450F et il y avait moins de sorties.
Donc tu avais intérêt à bien choisir ton jeu (aaah ces jaquettes qui te vendent du rêves) parce que tu savais que tu allais devoir patienter un certain temps avant de voir le suivant arriver, donc tu y jouais.

Mes neveux et nièces sont un peu dans ce cas là aussi, mais cela ne les empêchent pas de bien se débrouiller à l'école, d'aimer le sport, et de finir certains jeux (Pokémon, Smash Bros, Mario...).
Par contre ils adorent jouer ensemble ou les uns contres les autres (Minecraft, Smash Bros..), mais aucun jeu difficile.

Pour ton neveu, il y a une certainement un lien avec l'éducation qui à l'air protectrice de ses parents mais dans tout ce que tu racontes ce qui me choque le plus c'est le fait qu'il regarde des playthrough plutôt que de jouer. Le fait de vivre le jeu vidéo plus comme spectateur qu'acteur, en gros ça à l'air simple quand on regarde mais c'est pas si évident quand on le fait. Du coup en regardant il découvre la suite voire la fin d'un jeu... pourquoi le faire par la suite, quel intérêt ?

Il y a aussi une simple question de caractère, est-ce qu'il a des Lego ? Si oui est-ce qu'il essaie de les monter de A à Z ? Joue-t-il simplement comme ça avec ?
En tout cas, chaque enfant est différents et grandi différemment et ses traits de caractère aujourd'hui seront probablement différents demain. Personne ne peut savoir combien de déclics il aura dans sa vie.

PS : par contre pour la guitare je pense que tu as été victime d'une lubie des parents Smile Mais qui sait si ton cadeau ne sera pas à l'origine d'une évolution de ton neveu. Aux parents d'essayer de le lancer et à son futur professeur de l'intéresser pour que ton neveu voit le positif dans sa progression plutôt qu'un échec car il n'arrive pas à jouer, ce qui est normal au début.

Kawet

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Chat-Bits
Pour répondre strictement au titre, ma puce de 7 ans "jetait l'éponge" assez rapidement quand elle a commencé sur mario maker (à 5 ans donc, avec des niveaux fait pour qu'elle apprenne les bases progressivement) et mario kart 8 (ils sont donc à la fois retro et pas rétro hein)

Aujourd'hui, sans que je la "pousse", elle joue avec moi à Secret of Mana et Mario Kart 8, elle remporte toutes les coupes d'or en 50cc et vient de maîtriser le dérapage, sa motivation étant de me battre elle va enchainer en 100cc

La persévérance on peut donc "l'évaluer" sur des jeux récents si je puis dire.

Après ne pas être persévérant sur une activité en particulier ne signifie pas pour autant que l'on ne sera pas persévérant ailleurs, tout est dans la motivation ou dans le plaisir que l'on y trouve

Si on ne réussit pas un jeu retro, ce n'est pas forcément un manque de persévérance, c'est peut-être qu'il n'apprécie pas une forme de masochisme

La "persévérance" ne veut pas dire grand chose quand on n'a pas de but. Quel est le but de ce garçon dont tu parles ? En a t-il seulement un ?
Il y a une différence entre jouer pour le plaisir (ce qu'il semble rechercher) et jouer pour atteindre un objectif
c'est sur un objectif et sa motivation à atteindre un objectif que tu pourras mesurer sa persévérance, pas sur un loisir lambda

Conclusion :
Le jeu video retro n'est un moyen de "mesurer" (pas juger, je trouve ce terme inapproprié) la persévérance d'un jeune enfant (en âge de jouer et de comprendre l'idée d'objectif à atteindre) que si l'enfant en question a un objectif motivé à atteindre sur un jeu retro, comme battre son papa

Si, avec un objectif motivé, quelque soit le terrain de jeu, l'enfant abandonne vite, c'est qu'il n'est pas intéressé ou que c'est un futur fumiste


ange_dechu_lucifer

avatar
Administrateur

Ha ben tiens, je vais reparler de mon neveu et son expérience Crash Bandicoot.

En gros, c'est exactement le même modèle de jeunesse : De lui-même, il ne fini pas ses jeux. A la moindre difficulté, il change. Et comme il a accès à beaucoup de jeux, il a pas besoin de se tracasser à en finir un, il peut se permettre de juste consommer. J'ai vérifié sur sa 3DS les jeux qu'il avait soi-disant fini, c'était pas du joli, à base de Kirby "fini" à 10%.

Jusqu'à ce qu'il soit arrivé chez son tonton cet été. Cette fois-ci, j'ai mis en place une nouvelle stratégie. La nouvelle console de tonton que tu veux tant toucher ? No problems, mais il n'y aura qu'un seul jeu. Et tu vas me le finir.

Bon, ok, j'ai p'têt été un peu vache de lui demander de finir les 3 Crashs dans l'ordre, mais la règle a été simple : tu ne touches pas à Crash 2 ni Crash 3 tant que le 1 est pas terminé. Donc il a bouffé du Crash 1 jusqu'à en finir la première ile tout seul. Après, j'ai modifié un peu la règle et lui ai permis de faire le Crash 3. Et il l'a fini. Tout seul.

Le seul aménagement que je lui ai fait étant que j'allais lui gagner quelques dizaines de vies avant chacune de ses parties. Et il les as toutes bouffées, puis enchainé des Game Over, jour après jour après jour. Mais il a fini la première ile de Crash 1 et fini Crash 3 tout court. Choses dont je le pensais pas capable.

Comme quoi. ^^

http://paderetro.com/

Junkers

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Diamond Dog
Et il a aimé ? Ou il a passé son temps à rager ?
Ca lui a fait plaisir de voir la fin ? Est-ce qu'il veut encore jouer à la console de tonton ?

L'écart de difficulté entre les jeux "pour enfant/ado" d'aujourd'hui et les jeux retro est tel que j'ai peur que ça les dégoûte à vie ^^ Ca semble pas être le cas pour ton neveu a priori, vu qu'il a enchaîné les Crash.



Dernière édition par Junkers le Mer 27 Déc - 10:32, édité 1 fois

defskerus

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Dieu Breton
Ma nièce de 6ans aussi abandonne vite.
Mais pas sûr que ça soit son truc les jv.
Donc dire qu’elle est pas persévérante à cause de ça, ça serait aller trop vite.

ange_dechu_lucifer

avatar
Administrateur

Les 2 en fait : il a beaucoup ragé, puis il a kiffé quand il arrivait enfin à passer un niveau. Surtout Native Fortress, le niveau vicelard qui clôt la première ile et qui lui a pris 5 jours à passer.

Par contre, je ne cache pas qu'il a préféré Crash 3, bien plus accessible. Pis y'a un bazooka, tout faire péter c'est cool.

Au-delà de la persévérance, il a surtout appris la satisfaction de passer outre un vrai challenge. Toute cette frustration des échecs qu'on transforme ensuite en victoire.

http://paderetro.com/

Junkers

avatar
Diamond Dog
Moi je connais un adulte il abandonne vite aussi. Il se fait même surnommer "le rage quitter du retro"

@ADL, Cool, en espérant qu'il prenne goût à ce sentiment de satisfaction Smile

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

Ha si, j'allais oublier : Mon neveu me voyait aussi y jouer au Crash. En gros, quand il est arrivé à Montpellier, je venais juste de finir le premier, et j’enchaînais le 2.

Donc je me demande aussi si c'est pas le fait de voir tonton également y jouer, rager, mais quand même avancer qui l'a également motivé.

http://paderetro.com/

marmotplay

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Cerbère de la Manette

Bon Gregou, vu que c'est mon boulot je vais me permettre de te demander: tu t'attendais à quoi avec une guitare ? Que le gamin te sorte Starway tout Heaven comme çà 2fingersinthenoise? Ce que tu me décris est un peu normal comme résultat.

Pour la question de le persévérance,  beh oui c'est général. Moi je le vois au taf. Il y a dix ans quand j'ai commencé, c'était déjà pas génial, maintenant c'est une catastrophe. À cela se rajoute un effet "zapping". C'est impressionnant le nombre de gosses qui changent d'activités tout les six mois, une génération de débutants en fait. Ça fait vieux con, mais c'est que je constate avec des dizaines de gosses chaque année.

Battosai14

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Nintenwhore
@Junkers a écrit:Moi je connais un adulte il abandonne vite aussi. Il se fait même surnommer "le rage quitter du retro"

Et j'te parle même pas de ma fille... Pire que son père

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dandyboh

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Maudit du Forum

Très intéressant ! Je n'ai pas encore lu les réponses des autres, mais je me permets de te répondre sur ce point précis :

@MacGregou a écrit:
Mes interrogations sont donc multiples. Déjà, est-ce moi qui exagère un peu ? Est-ce que vos enfants, s'ils sont âgés d'environ le même âge, sont aussi peu enclins à accepter l'échec et à continuer la partie qu'ils ont entamée sur un jeu ?
Mais surtout, vous les parents, comment réagissez-vous ? Est-ce que vous chouchoutez vos jolies têtes blondes, ou bien est-ce que vous les "forcez" un petit peu à continuer, à ne pas se rabattre sur le "New Super Mario Bros 2" de la 3DS où l'on ramasse des quintaux de pièces sans pouvoir perdre, à ne pas quitter après 10 minutes de jeu au premier obstacle récalcitrant rencontré ?
Comment cela se passe-t-il quand vous jouez à deux ensemble ? faites-vous en sorte que votre enfant trouve la solution de lui-même ? L'aidez-vous un peu... ou bien lui mâchez-vous tout le travail ? Considérez-vous que le jeu vidéo peut être un bon moyen d'enseigner la valeur de persévérance à un enfant ?

En prenant comme exemple les deux enfants de mon foyer qui aiment beaucoup les jeux vidéo : le fils de ma femme, 12 ans, et ma fille, 5 ans.

Le premier est également peu enclin à accepter l'échec. La première chose qu'il fait quand il a un nouveau jeu vidéo, c'est chercher des codes sur le net pour avoir des vies infinies ou être invincible... quand il joue à FIFA par exemple, il met toujours les adversaires hyper lents et hyper mauvais, et son équipe des surhommes, et il plante des 20-0 à une équipe de mannequins. J'ai essayé de lui expliquer que ça n'a aucun intérêt, que ça ne le fera pas progresser (quand il joue contre moi je le bats à chaque fois), que c'est dans la défaite que l'on progresse et que l'on apprend de ses erreurs, que c'est en se frottant à des adversaires plus forts que soi que l'on apprend le mieux, que ce qui ne tue pas rend plus fort, etc... mais non, il s'en tape, il préfère écraser un non-adversaire.
Ça se ressent également dans les autres jeux : quand on joue au (vrai) foot et que je suis dans son équipe, il passe son temps à m'engueuler alors qu'il marche sur le terrain et qu'il est mauvais comme un pied. Pour ceux qui ont suivi, j'ai déjà parlé de lui dans un topic du bla-bla, c'est un gamin "à problème".
Le seul contre-exemple est quand il joue avec sa sœur (ma fille, donc). Il sait qu'il est meilleur qu'elle, qu'elle est mauvaise perdante (pas plus que ça, mais comme tout gamin de 5 ans quoi), donc il aime bien la laisser gagner.

Ma fille de 5 ans maintenant : elle a déjà joué à Le Roi Lion, Super Mario Bros. 1 et 3, Super Mario World et un jeu particulièrement difficile, mais alors vraiment très, très, très difficile : Mutant Mudds (un jeu récent mais à l'aspect et au gameplay rétro).
Alors évidemment, elle préfère toujours les premiers niveaux parce qu'ils sont plus faciles. Le niveau 1 du Roi Lion, elle le connaît par cœur, elle le ferait les yeux fermés et elle a trouvé tous les passages secrets. Le niveau 2, elle galère un peu, il y a un passage q'elle me demande parfois de faire, mais ça va dans l'ensemble. Le niveau 3 par contre, elle ne l'a jamais passé. Généralement, quand elle arrive au niveau 3, elle reset et elle recommence sa partie. Elle me dit qu'elle n'aime pas ce niveau, en même temps j'avoue qu'il est un peu particulier, c'est le cimetière des éléphants, tout sombre et lugubre, quand les niveaux précédents étaient tout colorés. Donc soit.
Par contre, sur Super Mario Bros. 1 ou Super Mario World, elle persévère. Généralement, elle fait d'abord le premier niveau, finger in the nose, puis elle passe à un niveau plus difficile... elle essaie plusieurs fois... j'essaie de lui expliquer comment passer certains passages ardus mais elle n'y arrive pas toujours... du coup, elle finit par revenir au niveau 1, finger in the nose, peut-être pour se redonner un peu de plaisir de vaincre avant de revenir sur le niveau difficile
Là où elle m'a le plus impressionné, c'est sur Mutant Mudds, qui est un jeu de plate-formes très difficile (évidemment, les premiers niveaux sont plus faciles, mais ça reste quand même un petit challenge). Au début, elle s'énervait dès qu'elle perdait, je lui ai rapidement expliqué plusieurs choses :
1- Si tu t'énerves sur le jeu, tu arrêtes de jouer. Un jeu, c'est fait pour s'amuser, pas pour s'énerver.
2- Ce n'est pas grave de perdre. Tu perds parce que tu veux aller trop vite. Avance doucement, prend ton temps. Regarde les ennemis. Celui-là, il faut  lui tirer dessus trois fois pour le vaincre. Celui-là, une seule fois. Attention, celui-là il bouge bizarrement, tu vois comment il fait ? Il faut l'attaquer au bon moment. Etc...
Et... ça marche ! Elle ne s'énerve plus. Quand elle meurt, elle me dit "c'est pas grave papa, j'ai encore une vie !" ou "c'est pas grave papa, j'ai attrapé le panneau ! (le checkpoint)". Elle joue plus calmement, elle analyse plus ce qu'il se passe autour d'elle, et elle est toute fière de réussir à passer des niveaux difficiles !
Alors évidemment, elle aime bien gagner quand même, donc elle aime bien aussi faire les niveaux faciles en boucle, mais elle persévère et s'améliore aussi sur des niveaux plus difficiles.

Emeldiz

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Cerbère de la Manette

Alors évidemment, elle préfère toujours les premiers niveaux parce qu'ils sont plus faciles. Le niveau 1 du Roi Lion, elle le connaît par cœur, elle le ferait les yeux fermés et elle a trouvé tous les passages secrets. Le niveau 2, elle galère un peu, il y a un passage q'elle me demande parfois de faire, mais ça va dans l'ensemble. Le niveau 3 par contre, elle ne l'a jamais passé. Généralement, quand elle arrive au niveau 3, elle reset et elle recommence sa partie. Elle me dit qu'elle n'aime pas ce niveau, en même temps j'avoue qu'il est un peu particulier, c'est le cimetière des éléphants, tout sombre et lugubre, quand les niveaux précédents étaient tout colorés.

Un humain normal ne peut pas aimer ce jeu, rien d'inquiétant si ta fille arrête au niveau 3.

wiiwii007

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Cerbère de la Manette

Ah merde, je ne dois pas être un humain normal ^^

Je l'aime bien ce " Roi lion ", je ne vois pas ce qu'il a de si pourri pour être considéré comme une merde

Mais oui pour un enfant c'est un peu compliqué, je comprends.



Dernière édition par wiiwii007 le Mer 27 Déc - 19:18, édité 1 fois

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

J'l'aime bien aussi. Y'a juste à partir du moment où Simba devient adulte que je le trouve chiant.

http://paderetro.com/

marmotplay

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Cerbère de la Manette

Je le trouve moyen, ce qui pour moi veut dire pas mal mais sans plus, donc loin d'être une bouse. Si celui-là est une daube, il y en a un paquet qui vont être dur à qualifier.

JiPé

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Possédé du Pad

@dandyboh a écrit:

Le premier est également peu enclin à accepter l'échec (...) mais non, il s'en tape, il préfère écraser un non-adversaire.

Ce comportement est observable chez les adultes aussi, je constate que beaucoup cherchent à gagner avant d'apprendre à jouer et si les règles sont trop dures, ils cherchent un moyen de les rendre plus "indulgentes".

J'ai pas de gosses alors j'observe ceux des autres ^^
Quand je joue contre des mômes à un jeu que j'estime bien connaître, le premier truc que je fais c'est leur expliquer les bases et leur montrer comment me battre, ensuite quand vient l'affrontement je leur balance : "Tu vas perdre quoi que tu fasses, ne cherche pas à gagner mais à comprendre comment le jeu marche."
En général ça passe parce que je m'adapte à leur jeu et j'essaie de répéter des situations types assez simples à surmonter. Mais je sais qu'une fois la partie finie, ils reviendront sur leur fifa/gta avec leur CPU bienveillant Neutral

Je me demande parfois si le JV n'est pas comme la guitare de McGregou : un truc sympa qui permet de briller en société pour peu qu'on s'y investisse.
Sauf que pour le JV, il suffit de parler du jeu pour briller dans un groupe là où pour la guitare il faut (bien) en jouer devant un public.

Le fait qu'il n'y a plus de salles avec des "high scores" aux initiales mystérieuses doit jouer aussi. Ce truc tout bête donnait de la motivation pour poncer un jeu.
Maintenant ce sont des youtubers qui scorent les abonnements de leur chaînes (où ça parle plus que ça ne joue parfois) et je ne vois pas en quoi ça motive à jouer comme eux puisqu'ils fournissent le spectacle qu'on vivrait si on se donnait la peine de jouer...

ange_dechu_lucifer

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Administrateur

@JiPé a écrit:
Maintenant ce sont des youtubers qui scorent les abonnements de leur chaînes (où ça parle plus que ça ne joue parfois) et je ne vois pas en quoi ça motive à jouer comme eux puisqu'ils fournissent le spectacle qu'on vivrait si on se donnait la peine de jouer...

Pas sûr, l'analogie peut être faite pour le sport. ça n'empêche pas de regarder les pros jouer au foot à la télé et en faire soi-même. ^^

http://paderetro.com/

CTJ

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Limbo Hater
Le spectacle mais pas la sensation en effet.

Je crois aussi qu'il est important d'expliquer. J'ai joué avec un gamin (~8 ans) cet hiver à MK8 sur Switch. Je lui ai mis des volées et après ( ) je lui ai expliqué les sauts, les dérapages ... Il a rebasculé sur le jeu solo pour s'entrainer et essayer de mettre en place ce que je lui avais dit. Dans la soirée, convaincu qu'il avait beaucoup progressé, il a voulu rejouer contre moi Smile

Et puis il faut aussi trouver de l'intérêt. Si l'enfant n'aime pas les JVs (ou la guitare) et bien qu'il fasse autre chose. Et même s'il aime les JVs encore faut-il trouver le bon jeu.

Emeldiz

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Cerbère de la Manette

[quote="JiPé"]
@dandyboh a écrit:Le fait qu'il n'y a plus de salles avec des "high scores" aux initiales mystérieuses doit jouer aussi. Ce truc tout bête donnait de la motivation pour poncer un jeu.
Maintenant ce sont des youtubers qui scorent les abonnements de leur chaînes (où ça parle plus que ça ne joue parfois) et je ne vois pas en quoi ça motive à jouer comme eux puisqu'ils fournissent le spectacle qu'on vivrait si on se donnait la peine de jouer...
Ce système de "high score" c'est à présent le classement sur les jeux online.

Mine de rien ya pas mal de monde sur des jeux compétitifs qui jouent réguliérement dans des modes avec classement. Cela ne réprésente evidemment pas la majorité des joueurs d'un jeu donné (même sur des jeux exclusivement PvP), mais leur nombre n'est pas à négliger. Je pense que ça se démocratise petit à petit d'ailleurs, car ce genre de jeux a de plus en plus de visibilité, les gros jeux du genre cherchent à proposer de l'équilibrage permanent gratuitement et le ticket d'entrée est souvent peu onéreux voir même gratuit.

Bien sûr on voit aussi fleurir des modes online classé sans intérêt sur tout un tas de jeux qui utilisent ça pour vendre des power-up aux joueurs les plus cons.


Pour ce qui est de ta remarque concernant Youtube. A mon avis il ne faut surtout pas confondre le contenu proposé avec la façon dont le viewer va l'exploiter.

J'irai même dire que les youtubeurs/streamers c'est l'un, si ce n'est le, meilleur moyen de progresser pour quelqu'un qui cherche à s'améliorer dans un jeu. Bien sûr, cela sous entend que la vidéo n'a pas un contenu de divertissement pure et que le viewer cherche à comprendre les actions qui ont lieu dans le jeu qu'il regarde.

Bien sûr on voit aussi fleurir des modes online classé sans intérêt sur tout un tas de jeux qui utilisent ça pour vendre des power-up aux joueurs les plus cons.

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